Dans le dernier numéro d’INTÉRETS PRIVÉS (n°700 de juillet-août 2012), on peut découvrir un article très intéressant de Christine BLONDEL sur les méthodes pour alléger son impôt sur le revenu sans recourrir aux niches fiscales. Une des pistes évoquée est le déficit foncier.

« Pour les personnes taxées dans une tranche au-delà de 14%, le recours au déficit foncier est un moyen efficace de réduire son impôt ainsi que les prélévements sociaux. A condition toutefois de faire une croix sur tout revenu locatif pendant plusieurs années. Pour une location nue, le déficit foncier n’est en principe imputable que sur les revenus fonciers des 10 années suivantes, sauf s’il résulte de dépenses autres que les intérêts d’emprunt, auquel cas il s’impute sur le revenu global dans la limite annuelle de 10 700 €. D’où le choix pour certains d’investir dans des logements nécessitant des travaux de rénovation afin d’effacer fiscalement les loyers encaissés et, au-delà, de réduire le revenu global jusqu’à 10 700 €. La fraction du déficit supérieure à ce seuil et les intérêts d’emprunt s’imputent sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Ce dispositif s’applique d’office, mais implique que le bien soit loué nu jusqu’à la fin de la 3ème année suivante celle d’imputation du déficit. Sinon, la déduction peut être remise en cause par le fisc. »

Le recours au déficit foncier, et plus généralement à l’investissement immobilier locatif dans l’ancien avec travaux est de plus en plus prescrit par les spécialistes.