L’Observatoire Crédit Logement a publié une analyse complète sur les prêts immobiliers souscrits au 1er trimestre 2014. Découvrez l’évolution des taux et des durées du crédit immobilier en France.

ACTIVITÉ DU MARCHÉ DU CRÉDIT IMMOBILIER AUX PARTICULIERS

Au cours du 1er trimestre 2014, la production a fléchi comme cela est habituel durant les mois d’hiver. Cependant, la production est en progression rapide sur un an avec + 25,7% (glissement annuel).

Il en est de même du nombre de prêts bancaires accordés, avec + 21.5% en rythme annuel (année glissante)

Taux et durée du crédit immobilier

Les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 3,03%, en moyenne 3,07% pour l’accession dans le neuf et 3,04% pour l’accession dans l’ancien. Ils ont diminué rapidement au cours du trimestre, cédant 8 points de base pour revenir à leur niveau d’août 2013.

Les taux pratiqués dépendent fortement de la durée pratiquée. Par exemple : 2,91 % pour une durée de 15 ans à taux fixe (en moyenne) 3,59 % pour une durée de 25 ans à taux fixe (en moyenne)

Et selon le niveau de l’apport personnel de l’emprunteur (le taux d’apport personnel) et la qualité de la signature (les capacités de remboursement du ménage), les taux pratiqués peuvent descendre plus bas.

Taux du crédit immobilier

DURÉE DES PRÊTS

La durée des prêts accordés est de 205 mois en moyenne : 228 mois pour l’accession dans le neuf et 217 mois pour l’accession dans l’ancien.

COÛT RELATIF DES OPÉRATIONS PAR EMPRUNT

Au cours du 1er trimestre 2014, la hausse du coût des opérations s’est accélérée (+ 1.4% sur un an).

Mais le coût relatif s’est légèrement replié à 3,76 années de revenus, en dépit de la baisse des revenus des ménages qui réalisent les opérations dans un contexte de dépression économique. Dans le même temps, le niveau de l’apport personnel s’est fortement redressé au cours du 1er trimestre (+ 3.1% sur un an en glissement annuel).

INDICATEUR DE SOLVABILITÉ DE LA DEMANDE RÉALISÉE

Tout au long de l’année 2013, l’indicateur de solvabilité s’est dégradé.

Avec la baisse des taux constatée au 1er trimestre 2014, l’indicateur de solvabilité s’est ressaisi sans corriger la dégradation observée en 2013. La remontée du coût des opérations et les évolutions des revenus des ménages pèsent toujours sur la solvabilité de la demande.