La réduction d’impôt reste la principale motivation des investisseurs pour investir dans l’immobilier locatif neuf, selon un sondage réalisé pour le Crédit Foncier auprès de 2 000 investisseurs, et relayé dans un article publié dans Les Echos par Myriam Chauvot.

MOTIVATION PRINCIPALE : RÉDUCTION D’IMPÔT

C’est même la principale motivation pour 75% des ménages investissant dans l’immobilier locatif neuf. Pourtant, de nombreux professionnels insistent sur le fait que l’investissement immobilier locatif doit avant tout être guidé par un souci de rentabilité, et non de fiscalité.

Ce sondage montre aussi que « les investisseurs dans le locatif ancien, dont 55 % se lancent dans l’optique de se constituer un patrimoine pour la retraite (contre seulement un quart pour des raisons fiscales) prennent moins de risques : les deux tiers achètent près de chez eux et 21 % seulement dans une autre région. Et ils ne spéculent pas sur un possible envol des prix de l’immobilier dans leur zone d’investissement puisqu’ils ne sont que 37 % à prévoir de revendre ce bien à terme, alors qu’ils sont 56 % dans le neuf. »

Acheter dans une autre région peut être une bonne stratégie, notamment pour les jeunes actifs de région parisienne où les prix élevés empêchent tout investissement locatif rentable. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui décident de rester locataires tout en investissant en province. Cette stratégie est possible à condition d’être bien accompagné dans son investissement par des professionnels implantés localement. 

FINANCEMENT : PAS D’APPORT PERSONNEL 

« Quant au type de bien, les trois-quarts des logements sont situés dans le sud (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes) et en Ile-de-France (18 % des investissements locatifs). 90 % sont des appartements, de 42 mètres carrés en moyenne, valant 167.000 euros (+11 % par rapport 2010, du fait de la hausse des prix de l’immobilier et de la baisse des taux d’intérêt) mais un tiers coûtent plus de 200.000 euros (contre 22 % en 2010). La quasi-totalité des logements neufs sont financés à crédit (97 % d’entre eux soit 38.000 biens, contre 39.000 dans l’ancien) de façon massive, puisque le crédit moyen est de 162.000 euros sur environ vingt ans…

Plus de la moitié des biens sont même financés à 100 % par crédit immobilier, sans aucun apport personnel, pour maximiser les déductions fiscales. » 

FACTEURS DISSUASIFS

« Les principaux facteurs dissuasifs évoqués sont à nouveau de nature fiscale. Sont cités les « changements répétitifs de la fiscalité » (37 %) et une « fiscalité lourde » (35 %). Les investisseurs ne sont que 11 % à se justifier en estimant que les prix de l’immobilier sont trop élevés (alors que 18 % investissent en région parisienne, où les prix sont stratosphériques). De même, 10 % seulement voire moins citent la peur de ne pas louer leur bien ou craignent les loyers impayés. Et la perspective de voir les loyers encadrés avec la loi Alur sur le logement n’est pas du tout évoquée. »