Selon la dernière étude de l’Observatoire du Moral Immobilier, TNS Sofres, Logic-Immo.com, les Français sont allergiques aux logements avec travaux. Même lorsque l’offre est intéressante, plus de la moitié des Français restent réticents aux biens immobiliers nécessitant des travaux. Un article des Echos.fr détaille cette tendance.

Investissement avec travaux

Les acheteurs plus confiants deviennent également plus exigeants et ne veulent pas de travaux

Désormais en position de force, les futurs acquéreurs ne sont pas seulement à la recherche d’un bien immobilier, mais du « bon bien ». Et là-dessus les deux principaux critères qui ressortent sont le juste prix et plus surprenant : l’absence de travaux, avant l’emplacement, le calme ou la proximité avec des commerces. Et même lorsque « l’offre est intéressante », plus de la moitié des sondés (52%) restent réticents aux travaux. C’est ce qui ressort des résultats de la 15 ème vague de l’Observatoire du Moral Immobilier réalisé par Logis-immo.com et TNS Sofres*.
Ainsi, le bien idéal doit être « le plus neuf possible et ne demander que peu de travaux, à part la déco », il doit être « aux normes actuelles » et ne doit pas nécessiter de « travaux importants (double vitrage, sol etc.) » selon les sondés. Parmi les principaux obstacles à l’acquisition d’un bien nécessitant des travaux sont cités « la peur que le montant des travaux dépasse le budget initialement prévu » (52% des sondés), le refus de « vivre au milieu des travaux » (44%) ou encore « le manque de temps à consacrer à la rénovation » (40%).
Une infime partie des sondés seulement estime au contraire que l’achat d’un bien avec travaux peut être une opportunité de réaliser une bonne affaire et d’obtenir un bien à son goût.

Conseil INVESTICITÉ : Soyez contrariants ! L’acquisition d’un bien avec travaux est une exellente solution d’investissement qui permet de faire fonctionner le mécanisme du déficit foncier, et d’accéder à des opportunités d’investissement à de bons emplacements. Il est par contre nécessaire de se faire accompagner pour que le montant des travaux final reste dans le budget initial. 

C’est le moment d’acheter pour 72 % des sondés

Là où la période 2010-2011 marquait l’âge d’or des vendeurs face à des acheteurs résignés avec des prix dans une spirale ascendante, la situation s’est inversée. En 2014-2015, ce sont les vendeurs qui se retrouvent en difficulté, face à « des acheteurs plus zen, qui bénéficient de taux d’intérêts attractifs, de conditions d’octroi de crédit plus favorables, de prix stables etc. Ils prennent donc plus leur temps, sont plus exigeants et recherchent le coup de cœur, le « bon bien immobilier » » explique Stéphanie Pécault, responsable des études chez Logic-Immo.com.
Ainsi, 72% des futurs acquéreurs ayant l’intention d’acheter un bien immobilier d’ici à un an estiment que c’est le moment de concrétiser leur projet en janvier 2015. Il s’agit d’un taux record : ils étaient 60% en 2014 et 2013 et moins de 40% en janvier 2012, selon l’Observatoire. Confiants, 61% prévoient l’aboutissement de ce projet d’ici à 6 mois.

Les futurs acquéreurs en position de force

Les facteurs qui favorisent l’acquisition sont sans surprise les taux d’intérêt très attractifs. Ainsi, 78% des sondés ayant un projet d’acquisition d’un logement dans l’année les trouvent attractifs en 2015, là où ils n’étaient que 60% en 2014 et 25% en 2012. Autre adjuvant : une meilleure accessibilité des prêts grâce à une politique bancaire moins restrictive . Ainsi, pour 24% des personnes interrogées, les prêts immobiliers sont en ce moment « faciles à obtenir », là où ils n’étaient que 5% à le penser en 2012. Ils restent cependant « difficiles à obtenir » pour 36% des sondés, soit une proportion importante, mais bien moindre que les près de 55% en 2012. Dernier facteur à l’avantage des futurs acquéreurs : ces derniers s’attendent à une stabilisation des prix (48% en janvier 2015, contre 38% en janvier 2012) et 43% à une baisse. Seulement 9% des sondés estiment qu’ils vont augmenter
Des freins subsistent cependant toujours à l’achat. Pour la grande majorité des sondés leur situation financière (69%) et leur niveau de vie dans les 6 prochains mois (54%) devraient rester stationnaires. Le choix des biens disponibles sur le marché reste également limité et 49 % des personnes interrogées (contre 70 % en 2011) estiment que les délais pour trouver le bien de leur rêve restent trop longs.

En savoir plus sur Les Echos