Par Karen FIOL, CGP à Aix-en-Provence (Fortunexpert)

Investir en immobilier, c’est prendre deux risques : le premier est de ne pas louer le bien, le second, de le revendre à perte. Les arbres ne montant pas jusqu’au ciel, il s’agit aujourd’hui d’être encore plus vigilant et exigeant sur la valeur intrinsèque du bien et son emplacement. Combien de Français n’ont regardé que l’avantage fiscal de biens « packagés » (clé en mains) et combien sont-ils aujourd’hui à réaliser une moins-value à la revente, moins-value qu’ils n’accepteraient pas sur leur contrat d’assurance-vie ! Si à la question « Achèterai-je ce bien s’il n’y avait pas l’avantage fiscal ? », vous répondez « non », alors ne signez pas ! L’avantage fiscal n’est pas un but en soi, vous êtes sur le point de faire un investissement ! Le « Pinel » peut être réussi s’il est « fait maison » et que l’acquéreur s’entoure de professionnels afin de respecter scrupuleusement les conditions édictées par la loi.

Similaire dans son mécanisme, le « Denormandie » cible la rénovation d’immeubles anciens situés dans certains centres-villes. Attention là aussi au potentiel locatif. Avec son conseiller, il conviendra de s’interroger sur l’opportunité fiscale d’investir sous ce dispositif ou de réaliser une acquisition classique avec des travaux générant un déficit foncier, remarquable outil du Code général des loyers – peut, jusqu’à 10 700 euros par an, s’imputer sur le revenu global et au-delà, sur les années suivantes sur les revenus locatifs, dans la limite de dix années.

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