Les Echos ont publié le 26 mars 2014 une étude intéressante de Meilleurtaux.com, qui cherche à déterminer combien de mensualités de crédit immobilier coûte la politique fiscale d’une mairie (impôt foncier notamment), et comment les impôts locaux pèsent sur le pouvoir d’achat immobilier

Combien de mensualités de crédit immobilier vous coûte la politique fiscale (impôt foncier) de votre maire ? C’est la question à laquelle répond Meilleurtaux.com entre deux tours des Municipales.

Dans le pouvoir d’achat immobilier, il faut prendre en compte trois données : les prix de la pierre, les taux du crédit …. et le poids de la fiscalité locale. L’augmentation des taxes d’habitation et taxes foncières ces dernières années rendent ce dernier poste particulièrement important dans le calcul d’un financement. Selon un sondage CSA réalisé en janvier dernier, 47 % des électeurs considèrent leurs impôts locaux comme le sujet à traiter de façon prioritaire par leur futur maire. Le courtier en crédits Meilleurtaux.com a donc jugé opportun de se pencher sur la question entre les deux tours des Municipales. Il a calculé pour les dix plus grands ville des France, combien représentent la taxe foncière et la taxe d’habitation par rapport à la mensualité moyenne de crédit.

Le paradoxe parisien

Les résultats de cette études montrent qu’il n’y a pas de corrélation entre les prix d’une ville et le poids des impôts locaux. A Paris où le prix du mètre carré est le plus élevé (8.539 euros le mètre carré selon Seloger.com au 1er février 2014) et où, logiquement, la mensualité est aussi de loin la plus élevée 2.243 euros de remboursement de crédit immobilier), la fiscalité locale demeure la plus raisonnable. « Malgré une hausse de plus de 70 % de la taxe foncière durant les deux derniers mandats de Bertrand Delanoë, la fiscalité locale de Paris reste toujours une des plus faibles de France », constate Meilleurtaux.com . Ici, le rapport taxes locales / mensualité de crédit s’élève à seulement 0,49 (voir graphe ci-dessous), ce qui place la ville en tête du classement. Une modération qui ne suffit pas à restaurer le pouvoir d’achat de parisiens. Ils payent en moyenne 800 euros de moins que les autres au titre de leurs impôts locaux, mais cet atout est loin de compenser l’écart de prix avec les métropoles régionales. Pour 1.000 euros de mensualité sur 20 ans, on peut aujourd’hui s’offrir seulement 21 mètres carrés dans la capitale.

C’est à Bordeaux et à Montpellier que les taxes locales pèsent le plus lourd par rapport au mensualités de crédit. le rapport fiscalité locale annuelle /mensualité de crédit immobilier se respectivement à 2,38 et 2,26. Des chiffres très au dessus de la moyenne qui est à 1,57. En clair, les Bordelais doivent débourser l’équivalent de 2,4 mensualités supplémentaires de crédit immobilier pour s’acquitter de leurs impôts locaux et les Montpelliérains 2,3. « Notre analyse montre que la fiscalité locale peut renchérir très fortement le coût du logement même si ce dernier est raisonnable », conclut Hervé Hatt, président de Meilleurtaux.com.

Fiscalité locale annuelle moyenne rapportée à la mensualité moyenne de crédit immobilier dans chaque ville

 

Source Les Echos du 26/03/2014